Troubles Dys Paris : les distinguer, les comprendre, les traiter

Les différents types de Dys

Quels sont les 10 dys ? des troubles spécifiques.

Les différents troubles

  • Dyslexie.

  • Dysorthographie.

  • Dyscalculie.

  • Dyspraxie.

  • Dysgraphie.

  • Dysphasie.

  • TDA/H.

  • Haut Potentiel.

Qu'est-ce que la dysgraphie ?

La dysgraphie appartient à la grande famille des troubles " dys- " : il s'agit à la fois d'un trouble neuro-développemental et d'un trouble spécifique des apprentissages (TSA) qui se définit comme un handicap de transcription, c'est-à-dire une incapacité à écrire de façon lisible.

Attention ! Il ne faut pas confondre la dysgraphie avec la dyspraxie. S'il s'agit bien de deux troubles " dys- ", la dyspraxie est un trouble d’ordre psychomoteur plus global qui se caractérise par un manque de coordination et d’adaptation des gestes. La dysgraphie est ainsi un signe de dyspraxie – en clair : un individu dyspraxique est (presque) toujours dysgraphique, mais on peut être dysgraphique sans être dyspraxique ! Des troubles spécifiques propres.

Ne pas confondre non plus la dysgraphie avec la dyslexie. Un enfant dyslexique (qui a d'importantes difficultés en lecture, lorsqu'il s'agit de transformer un son en lettre et inversement) pourra également être dysgraphique ; toutefois, tous les enfants dysgraphiques ne sont pas forcément dyslexiques. D'après les spécialistes, il existe un taux de comorbidité entre les différents troubles spécifiques des apprentissages (TSA) d'environ 40 %.

À savoir. On estime qu'environ 10 % des enfants d'âge scolaire présentent une dysgraphie plus ou moins marquée – ce TSA toucherait davantage les garçons. De plus, ce trouble neuro-développemental peut probablement se transmettre du parent à l'enfant.

Quelles sont les causes de la dysgraphie ? La dysgraphie est un trouble neuro-développemental qui résulte de difficultés dans les processus cognitifs – en aucun cas il ne s'agit de paresse physique ou intellectuelle ! Parmi les causes identifiées de la dysgraphie, on peut citer :

  • Les troubles fonctionnels (comme la dyspraxie),

  • Les troubles de l'apprentissage (comme la dyslexie ou la dysorthographie),

  • Les troubles de la motricité (problèmes de latéralité, de perception du schéma corporel, faible coordination des gestes fins...),

  • Les troubles visuels et les troubles de la coordination oculomotrice,

  • la maladie de Parkinson

  • la maladie de Dupuytren

 

Dysgraphie : quels sont les signes qui doivent alerter ?

À savoir. La dysgraphie est un trouble " dys- " qui est souvent repéré à l'école, par l'instituteur/l'institutrice de l'enfant, vers l'âge de 8 ans (c'est-à-dire : au CP ou au CE1).

À l'école maternelle, en primaire et au collège, les principaux signes de la dysgraphie sont :

  • Une forte pression exercée par les doigts sur le crayon,

  • Des difficultés à reproduire à l'écrit la forme des lettres,

  • Des espaces incohérents entre les mots et les lettres ; des mots généralement trop serrés,

  • Une mauvaise compréhension du système des lettres minuscules et majuscules,

  • Une incapacité à respecter les marges,

  • Une incapacité à écrire sur les lignes ; un mauvais alignement des lettres entre elles,

  • Une écriture illisible,

  • Des textes écrits " brouillons " ou " peu soignés ",

  • Une écriture lente et laborieuse, parfois même douloureuse,

  • Des difficultés à organiser ses idées, à l'écrit uniquement,

  • Une écriture tremblante avec une tendance à repasser sur les traits,

  • Une grammaire et une syntaxe défaillantes, à l'écrit uniquement,

  • Une vision de l'acte d'écrire comme une contrainte ; une répugnance et/ou une anxiété à l'idée d'écrire.

 

Dysgraphie : à qui peut-on s'adresser ? Le diagnostic de dysgraphie peut être posé par plusieurs professionnels : un graphothérapeute, un psychologue scolaire (avec un bilan psychométrique), un psychomotricien, un orthophoniste (à l'occasion d'un bilan orthophonique), un neuropédiatre ou encore un ophtalmologue.

Dysgraphie : quels sont les traitements ? La prise en charge de la dysgraphie passe d'abord par un accompagnement pour une rééducation de l'écriture – on parle de graphothérapie. L'objectif : améliorer le geste d'écrire (moins tendu, plus décontracté...), la posture générale (la position des doigts, de la main, du poignet, du bras...), la tenue de l'outil (crayon, stylo...), la formation des lettres (leur tracé, les liaisons...) et la motricité fine du dysgraphique. Le graphothérapeute travaille souvent en collaboration avec les parents d'enfants qui présentent ces troubles d'apprentissages.

Les nouvelles technologies peuvent également permettre à l'enfant dysgraphique de mieux vivre ses difficultés d'apprentissage scolaire au quotidien : ainsi, il est possible d'utiliser des outils pour mieurx l'accompagner, tel qu'un ordinateur à disposition de l'enfant dysgraphique à l'école, ou encore d'investir dans un traitement de texte à reconnaissance vocale dans l'environnement universitaire ou professionnel.

C'est quoi la dysgraphie ?

La dysgraphie est un trouble qui affecte l'écriture et son tracé (du grec dus- difficulté et graphein- écriture). L'écriture manuelle est soit trop lente, soit illisible, soit fatigante, demandant dans tous les cas un effort cognitif majeur.

La dysgraphie se traduit par des anomalies de la conduite du trait dans l'écriture, entraînant des difficultés de coordination, des irrégularités d'espacements entre les lettres et les mots, et des malformations des lettres. L'écriture est lente et difficilement lisible.

Est-ce que la dysgraphie se soigne ?

À l'instar des autres troubles du langage et de l'apprentissage, la dysgraphie elle, peut très bien se soigner grâce à une rééducation de l'écriture adaptée aux besoins et à l'importance du problème de l'enfant.

Comment faire un bilan dysgraphie ?

Lorsqu'une dysgraphie est suspectée chez un enfant, un professionnel de santé va l'observer pendant son travail d'écriture. Un bilan graphomoteur est pratiqué ainsi qu'un bilan pluridisciplinaire incluant la recherche de troubles neurologiques, psychologiques psychomoteurs, etc.

Quand diagnostiquer dysgraphie ?

La dysgraphie est présente chez environ 10 % des enfants. Dès la maternelle, des observations peuvent être effectuées, mais c'est seulement à partir de 7 ans qu'un diagnostic est envisageable. En effet, c'est à cet âge que l'enfant commence à pratiquer l'écriture cursive.

Quelle est la différence entre la dysorthographie et la dysgraphie ?

Les troubles du langage écrit correspondent à des difficultés d'apprentissage de la lecture (dyslexie), de l'expression écrite (dysorthographie) et/ou de l'écriture (dysgraphie). Parfois associés à d'autres troubles, ils peuvent être à l'origine de difficultés scolaires et perturber le comportement de l'enfant.

Dyspraxie motrice de l'enfant : symptômes, causes, exercices et aménagements

Dyspraxie motrice de l'enfant : qu'est-ce que c'est exactement ?

La dyspraxie n'est pas une maladie. Ce handicap appartient à la grande famille des troubles neuro-développementaux et, plus spécifiquement, à la famille des troubles "dys-" ( comme la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie), il se manifeste par des troubles d'apprentissage.

La dyspraxie, qu'est-ce que c'est ? La dyspraxie se définit comme un défaut de planification et d'organisation du geste : l'enfant qui souffre de dyspraxie est incapable de (ou présente d'importantes difficultés à) coordonner sa main et son œil, ainsi que ses deux mains entre elles.

En cas de dyspraxie, il n'y a pas d'automatisation du geste : aussi, les gestes du quotidien (faire ses lacets, boutonner sa chemise, écrire son prénom...) doivent être constamment réappris, ce qui entraîne de la lenteur et de la maladresse.

Attention ! La dyspraxie ne correspond en aucun cas à un défaut d'intelligence : contrairement aux idées reçues, l'enfant dyspraxique ne présente aucune déficience intellectuelle !

Dyspraxie de l'enfant : est-ce fréquent ? Les experts estiment que 5 % à 6 % de la population souffre de dyspraxie : en moyenne, en France, 1 enfant par classe est dyspraxique. Les garçons pourraient être plus atteints que les filles, bien que ça n'ait pas été démontré.

Dyspraxie de l'enfant : quelles sont les causes ? À ce jour, la seule cause réellement identifiée à la dyspraxie est la grande prématurité, c'est-à-dire une naissance entre la 28ème et la 32ème semaine d'aménorrhée (soit après seulement 6 à 7 mois de grossesse). Il pourrait également y avoir un facteur de risque héréditaire, sans que ça soit démontré.

Dyspraxie motrice de l'enfant : quels sont les signes à identifier ?

La dyspraxie était autrefois qualifiée de "syndrome de l'enfant maladroit". Ce trouble neuro-développemental (que l'on repère généralement dès l'entrée à l'école maternelle ou en primaire) se manifeste en effet par une "maladresse" particulière vis-à-vis des actes du quotidien. Quelques exemples :

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à se coiffer,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à s'habiller et à se déshabiller seuls,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à se laver seuls,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à manger avec des couverts : ils ont du mal à couper avec un couteau, ils préfèrent manger avec les doigts...,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à découper en suivant un trait,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à colorier sans dépasser les bords,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à coller des gommettes dans des emplacements dédiés,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à faire leurs lacets,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à boutonner leurs habits : les boutons ne sont pas tous mis, ils sont boutonnés de travers...,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à écrire,

  • Les enfants dyspraxiques sont incapables de / ont des difficultés à se repérer dans l'espace et/ou dans le temps : l'enfant ne sait pas quel jour on est, il se perd dans l'école, il a des difficultés à s'orienter, il confond sa gauche et sa droite...,

  • Les enfants dyspraxiques tombent fréquemment (à vélo, en courant...).

À savoir. La dyspraxie ne vient jamais seule : elle s'accompagne généralement d'un autre trouble "dys-" (comme la dyslexie pour certains enfants, la dysorthographie ou la dyscalculie pour d'autres) voire d'un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Dyspraxie motrice de l'enfant : comment est posé le diagnostic et quelle prise en charge ?

Dyspraxie de l'enfant : le diagnostic. Le diagnostic de dyspraxie ne peut être posé que par un médecin : il peut être question d'un neuropédiatre, d'un neurologue ou même d'un médecin généraliste – ceux-ci pourront s'appuyer sur les bilans réalisés en amont par le neuropsychologue, l'ergothérapeute, l'orthophoniste...

Dyspraxie de l'enfant : la prise en charge. Dès le diagnostic de dyspraxie, une reconnaissance auprès de la Maison Départementale pour les Personnes Handicapées (MDPH) peut être demandée : celle-ci permet notamment une prise en charge de certaines rééducations habituellement non-remboursées (ergothérapeute, neuropsychologue...). Une prise en charge précoce est donc bénéfique pour l'enfant.

Des aménagements peuvent être proposés dans le cadre scolaire aux enfants qui souffrent de dyspraxie : il s'agit notamment d'une réduction de la masse de travail scolaire, d'une mise à disposition d'un outil informatique, ou encore d'une aide humaine (AESH). À la maison, des aménagements peuvent aussi être réalisés pour soulager l'enfant dyspraxique : calendrier adapté, livres audio...

Dyslexie : définition, symptômes à reconnaître, causes, traitements

1. La dyslexie, qu'est-ce que c'est et quelles sont ses différentes formes ?

La dyslexie est un trouble de l'apprentissage du langage écrit,d’ordre neurologique. En d’autres termes, le cerveau d’une personne dyslexique ne fonctionne pas de la même manière que celui d’une personne n’étant pas atteinte de dyslexie. Ce trouble fait partie de ce que l’on appelle la famille des Dys :

  • Dyslexie : trouble de l’apprentissage du langage écrit ;

  • Dysorthographie : trouble de l’apprentissage et de la maîtrise de l’orthographe ;

  • Dysgraphie : trouble de l’apprentissage de l’écriture ;

  • Dyscalculie trouble de l’apprentissage des mathématiques ;

  • Dysphasie : trouble de l’apprentissage du langage oral ;

  • Dyspraxie :trouble développemental de la coordination.

La personne dyslexique a un retard de lecture d’environ dix-huit mois par rapport aux autres. Très souvent, une personne dyslexique est aussi dysorthographique.

Concrètement, il existe trois types de dyslexies différentes :

  • La dyslexie phonologique : difficulté dans le déchiffrage des mots ;

  • La dyslexie de surface : difficulté dans la reconnaissance des mots dans leur entièreté ;

  • La dyslexie mixte : un mélange de dyslexie phonologique et de dyslexie de surface.

Il faut bien comprendre que la dyslexie est un trouble de naissance. On ne devient pas dyslexique à l’âge adulte, c’est simplement parce que le trouble n’a pas été diagnostiqué dès le plus jeune âge, que l’on pense que les adultes peuvent devenir dyslexiques. Ainsi, la dyslexie n’est pas une maladie que l’on peut "attraper" ou qui survient à un moment donné. En réalité, un enfant naît dyslexique ou non. D’après les statistiques, environ 5% des enfants seraient atteints de dyslexie et seul 1% d’entre eux présenterait un trouble sévère. En ce qui concerne les adultes, ils seraient environ 10% à être atteints de ce trouble de l’apprentissage.

2. Quels sont les symptômes de la dyslexie ?

Les symptômes de la dyslexie diffèrent selon le degré du trouble, mais aussi l’âge de la personne. En effet, les symptômes ne sont pas les mêmes chez les enfants et chez les adultes.

Un enfant atteint de dyslexie peut avoir un retard de langage par rapport aux autres enfants de son âge. Il rencontre de grandes difficultés pour apprendre à lire et est relativement lent lorsqu’il s’agit d’écrire. La dyslexie chez l’enfant est généralement associée à des troubles de l’attention et  de l'hyperactivité. Par ailleurs, l’enfant dyslexique confond certaines lettres ou a du mal à les reconnaître, il a du mal à se repérer dans l’espace et il a des problèmes de mémorisation.

Chez les adultes, les symptômes sont quelque peu différents. S’il n’a pas été diagnostiqué en étant enfant, l’adulte dyslexique a appris à vivre avec ses difficultés au fil des années. C’est pour cela que les adultes souffrant de dyslexie savent lire, mais le font avec beaucoup de difficultés. Ils ont aussi des soucis avec l’écriture et l’orthographe, et ont beaucoup de mal à apprendre les langues étrangères.

Enfant comme adulte, la dyslexie peut pousser à s’isoler, à se renfermer sur soi-même et à développer de l’agressivité.

3. Quelles sont les causes de la dyslexie ?

De nombreux chercheurs étudient, depuis un certain nombre d’années, les personnes dyslexiques afin de découvrir quelles peuvent être les causes de ce trouble, mais pour l’heure, seules des théories ont été mises en évidence. Les véritables causes de la dyslexie ne sont, malheureusement, pas connues. Cela dit, il semblerait que la dyslexie soit d’origine génétique. Ce qui veut dire qu’un enfant a plus de chances d’être dyslexique si des membres de sa famille le sont. Toutefois, rien n’a été prouvé pour autant.

Plusieurs hypothèses scientifiques sont envisagées. D’après les scientifiques et les chercheurs, la dyslexie pourrait être causée par le déplacement des neurones permettant l’apprentissage de la lecture, qui ne se ferait pas de la même manière que chez les personnes non dyslexiques. Certaines études prétendent aussi que la dyslexie pourrait être causée par un trouble visuel ou phonologique.

4. Dyslexie : quand consulter et qui détecte le trouble dyslexique ?

Plus tôt la dyslexie est diagnostiquée, meilleures sont les chances de la faire disparaître. Ainsi, dès les premières années de la vie d’un enfant, la dyslexie peut être détectée. Si vous remarquez que votre enfant a un retard de langage par rapport à son âge, c’est peut-être le signe d’une dyslexie. De même, lors de son entrée à l’école, si votre enfant a des difficultés pour apprendre à lire ou à écrire, ce sont là les principaux signes de la dyslexie. En cas de doute, il ne faut surtout pas attendre pour consulter. Un enfant dyslexique non diagnostiqué peut montrer des signes d’agressivité et d'hyperactivité. La dyslexie peut être très difficile à vivre, surtout si elle n’est pas diagnostiquée. Généralement, les enfants ne comprennent pas pourquoi ils n’arrivent pas à faire ce que font les autres enfants de leur âge. Par conséquent, ils se renferment sur eux-mêmes, par honte ou par peur du jugement.

5. Examens et diagnostic : comment savoir si l'on est dyslexique ?

D’une manière générale, la dyslexie n’est pas visible avant l’âge de 18 mois. C’est vraiment quand l’enfant commence à apprendre à lire et à écrire que le retard se fait ressentir. La plupart du temps, c’est l’enseignant qui remarque une éventuelle dyslexie et qui fait part de ses doutes aux parents, notamment s’il observe que l’enfant a du mal à bien tenir son stylo, qu’il a des difficultés à reconnaître certaines lettres, qu’il refuse d’écrire…

En cas de soupçons de dyslexie, il est inutile de consulter un médecin généraliste, car celui-ci n’est pas habilité à déceler ce trouble et à le diagnostiquer. Ainsi, pour pouvoir être sûr qu’un enfant est atteint de dyslexie, il faut, dans un premier temps, consulter un orthophoniste, qui réalisera divers tests pour savoir s’il s’agit bien d’une dyslexie et connaître le degré de gravité du trouble. Grâce à des tests de lecture, de mémoire et d’attention,  celui-ci pourra poser un diagnostic.

En plus d’une consultation chez l'orthophoniste,  un suivi par un psychologue est préconisé. Cela permet à l’enfant d’extérioriser ses pensées, afin qu’il ne se sente pas rejeté. Par ailleurs, dans certains cas, des examens de l’audition et de la vue, voire des examens neurologiques, peuvent également être demandés afin de vérifier qu’il n’y a pas d’autres problèmes empêchant l’enfant de lire correctement.

Beaucoup d’enfants sont atteints de dyslexie. De nombreuses idées reçues circulent sur ce trouble, alors qu’il suffit de trouver la méthode d’apprentissage qui convient le mieux à l’enfant.

6. Est-ce que la dyslexie se soigne ?

Il n’existe aucun traitement médicamenteux permettant de soigner la dyslexie, car ce n’est pas une maladie à proprement parler. Le seul moyen de surmonter les difficultés que l’enfant affronte au quotidien, est de l’emmener chez un orthophoniste. Ce professionnel va utiliser des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture différentes de celles apprises à l’école, par exemple.

En fait, la dyslexie, ce n’est pas le fait de ne pas être capable d’apprendre à lire. Simplement, l’enfant dyslexique n’arrive pas à comprendre les méthodes enseignées par les professeurs et a besoin d’utiliser des techniques d’apprentissage différentes.

En revanche, si l’enfant  souffre d'hyperactivité ou de troubles de l’attention, des médicaments peuvent être prescrits.

Pour que les troubles de l’apprentissage liés à la dyslexie disparaissent, il faut faire environ une cinquantaine de séances d’orthophonie, voire davantage selon la gravité du trouble, durant un ou deux ans.

En dehors de cela, l’enfant dyslexique peut aussi être amené à consulter  un psychothérapeute, un ergothérapeute, un orthoptiste ou encore un psychomotricien. En d’autres termes, le traitement de la dyslexie s’effectue de manière globale et surtout, doit se faire le plus tôt possible. Certains parents prennent ce trouble à la légère. Très souvent, ils pensent que leur enfant est en échec scolaire, sans envisager une dyslexie. Même un adulte peut très bien suivre des séances d’orthophonie pour faire disparaître son trouble, mais un diagnostic précoce sera beaucoup plus efficace et empêchera l’enfant de s’isoler et de souffrir du regard des autres.

7. Comment prévenir la dyslexie ?

On ne peut pas prévenir la dyslexie, soit l’enfant en est atteint, soit il ne l’est pas. Toutefois, si des membres de sa famille, notamment ses parents, sont dyslexiques, il semblerait que cela augmente les risques que l’enfant souffre de ce trouble de l’apprentissage. Dans tous les cas, dès les premiers signes ou au moindre doute, il ne faut pas attendre pour consulter un orthophoniste et réaliser un bilan orthophonique.

À savoir également : un adulte diagnostiqué dyslexique, peut être reconnu comme un travailleur handicapé. Grâce à ce statut, il peut percevoir certaines aides, mais aussi voir ses horaires ou ses conditions de travail aménagés en fonction de son trouble.

Si la dyslexie n’est pas une maladie, elle représente tout de même un trouble qui peut devenir handicapant au fil du temps. Depuis quelques années, les professeurs d’école alertent régulièrement les parents dès qu’ils ont un doute. Mais cela n’a pas toujours été le cas, c’est pour cela qu’il y a encore beaucoup trop d’adultes dyslexiques. Même en étant adulte, il ne faut surtout pas se dire qu’il est trop tard pour suivre des séances d’orthophonie.